Charité bien ordonnée commence par soi-même

La preuve que toutes les initiatives du régime marocain ne sont, jamais rien d’autre, que des postures de marketing, cette dernière nouvelle  que des combattants blessés du Conseil national de transition libyen (CNT) seront évacués mercredi de Libye vers le Maroc, pour y subir des soins dans des hôpitaux marocains.

La Libye est un pays riche et ses hôpitaux sont bien équipés. Elle a les moyens de soigner ses ressortissants, partout ailleurs où la médecine est en pointe, d’autant que les avoirs libyens se trouvent, pour la plupart dans ces pays.

Autant dire que ce pays n’avait nullement besoin de cette aide, destinée à faire oublier la compromission et la cour effrénée de la monarchie au régime despotique de Khadafi.

Notre pays qui a traîné les pieds pour soutenir les révolutionnaires se précipite, à présent, au secours de leurs blessés, dans le souci de faire amende honorable, vis-à-vis du nouveau pouvoir à Tripoli.

En même temps qu’il se comporte ainsi, il fait le silence sur les milliards dérobés par Khadafi  et son clan de prédateurs,  et injectés dans différents domaines et en particulier dans celui de la pétrochimie, le tourisme, les phosphates. Il y a fort à parier que les affidés du régime, associés au dictateur défunt et à ses fils, tairont ces investissements, faisant, sans coup férir, le bénéfice des fonds injectés dans les joint-venture maroco-libyenne.

Pendant que l’on accueille les blessés libyens, pour lesquels, au demeurant, nous ne pouvons avoir qu’admiration, on laisse sur la touche nos propres citoyens démunis, privés des soins minimums, au fin fond des campagnes marocaines, en pays amazigh oublié ou dans les profondes vallées du Rif.

Les centres hospitaliers universitaires, les hôpitaux de zone,  les centres de santé, les maternités et les dispensaires, ravagés par le manque d’entretien et l’absence d’une maintenance digne de ce nom, souffrent du manque d’équipements, qui ne laissent aux patients atteints de pathologies graves que le choix entre se soigner à l’Etranger ou se laisser mourir.

Ceux qui restent, doivent affronter le froid, la vermine, les rats, l’absence d’hygiène, la vétusté des locaux, le manque de professionalisme du personnel soignant, la prédation de certaines catégories du personnel para-médical, voire des médecins eux-mêmes et les mauvais traitements.

je suis ravi de savoir nos frères soignés entre nos murs, mais je ne puis me résoudre à voir les miens subir la misère.

Le jour où la démocratie aura pris possession de nos institutions, nous pourrons alors, avoir notre mot à dire sur l’hospitalité que nous pourrions accorder à l’un ou à l’autre de nos amis.

Quant à soigner autrui, je préfère commencer par les miens, tous les miens et rien que les miens.

Charité bien ordonnée commence par soi-même !

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