Un cirque dans le zoo

 

Vous savez quoi ?

j’ai visionné les images de cette vidéo, relatant l’inauguration du zoo.

Insupportables images moyenâgeuses, de ce déploiement, cette débauche de moyens humains et matériels pour accueillir un bambin, tout juste extrudé de ses couches, venu inaugurer, en grandes pompes, un zoo dont on se demande s’il fallait bien  le dupliquer, après en avoir confisqué le site, au profit d’un promo-prédateur, affidé du régime, par intérêt et participant à la prédation du territoire, par métier et dont les méthodes mafieuses, participent de la réputation de repaire de brigands que s’est forgé le palais royal, sur la scène internationale.

 

Lamentable vision de cet enfant robotisé à qui on a inculqué jusqu’à la posture, la démarche, l’exercice du baisemain et le mépris de ses compatriotes.

A le voir, ainsi, prendre la pose  du petit chefaillon, bomber le torse malingre qu’il a, allonger, ainsi, le pas, sur ces tapis de cérémonies,  au rythme de la sonnerie militaire, s’incliner, pieds joints, devant le commandant du détachement, lui rendant les hommages, puis le voir, présenter sans vergogne, ni retenue et avec autant de dédain, sa main à baiser, avant de se détourner, sans aucun égard pour son vis-à-vis,  vous fiche une nausée légitime pour tout ce qui se rapporte à ce régime.

Et cette insoutenable  parade, ce passage en revue de la troupe, en tenue d’apparat, avec cet officier qui a, depuis longtemps, perdu tout sens de l’honneur du militaire et qui, sabre au clair, se jette en avant, buste cassé, genoux fléchis, pour un baisemain, toute fierté remisée au trente-sixième sous-sol.

 

 

Insultantes images de ces fonctionnaires pléthoriques, payés de nos deniers, mobilisés pour les besoins de cette scène ubuesque et dont certains ont déployé des trésors de ruses, de persuasion ou de supplications,  pour apparaître,  ne serait-ce que furtivement,  ou simplement figurer sur le cliché du baisemain.  Sait-on jamais, quel tremplin cela pourrait constituer, quel poste ou quel avantage y aurait-il à  tirer, de cette situation, dans ce régime réputé pour être l’heure de gloire des  Marcheur-à-reculons et des Homoflexus.

 

Observez comment, le maître de cérémonie, dans une posture d’obséquiosité infinie, prend à cœur de présenter au bambin les baiseurs de paluche, qui, ceci impliquant cela, appartiennent également aux deux catégories mentionnées plus haut.

Mais le gamin n’en a cure. Nonobstant ses  grandes  oreilles, largement déployées,  il n’entend rien, ne comprend rien à tout ce cirque. Il n’y voit que le pouvoir et la puissance qu’il en tire. Son égo, déjà pitoyablement sur-gonflé,  et soigneusement entretenu, par ceux qui lui ont enseigné la prétendue supériorité de sa génétique sur celle de ses compatriotes, se voit conforté par ceux qu’il voit, ainsi, s’auto-avilir  devant lui.

Je ne puis m’empêcher, à regarder s’agiter tout ce petit monde,  de penser que toutes les espèces animales,  ne sont pas dans ce zoo. Y  manquent, en effet,  les spécimens engendrés par le régime marocain et qui grouillaient, ce jour-là, toute honte et dignité bues,  autour de cet enfant et qui ont, largement, mérité de croupir derrière ces barrières, à  brouter la bonne herbe, ou se battre pour quelques cacahuètes lancées par les visiteurs compatissants, pour leur espèce en voie de disparition, dans un monde où la dignité, la liberté et la justice prennent le pas sur la servilité, l’esclavage et l’injustice.

Bien entendu, j’ai conscience de ce que ma suggestion risque de soulever, comme protestation, auprès de mes amis, de la Société Protectrice des Animaux. Qu’ils me pardonnent ce mélange des genres, que dis-je, cette insulte suprême, à des animaux tous de beauté, d’intelligence et de noblesse, de vouloir ajouter à la peine de leur enfermement injuste, celle de  leur faire côtoyer  ces créatures qu’aucun primatologue n’a encore réussi à caser génétiquement.

 

Les premières minutes de stupéfaction et de dégoût passées, c’est la révolte qui prend  le dessus à la vue de ces images ignobles. Une seule pensée vient à l’esprit de tout humain digne de ce nom, devant tant de  maltraitance infligée à un enfant :  en appeler aux services sociaux et à la protection de l’enfance, afin que soit retirés de leur famille cet enfant et sa sœur  et aussitôt  placés dans une famille d’accueil, histoire de les déprogrammer et leur inculquer une éducation honnête !

 

A moins que d’ici là, l’histoire ne se charge de prendre une de ces initiatives salutaires, dont elle a le secret

 

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2 commentaires pour Un cirque dans le zoo

  1. LNO dit :

    Un jour viendra où l’on promènera les alaouites dans une cage du zoo

  2. Docteur_X dit :

    cet enfant robotisé dont tu parles, et ton future roi et celui de tes enfants aussi, et tu dois le respecter.

    si t’es un vrai marocain, tu dois savoir que la baisemain est une tradition marocaine, c’est un synonyme de respect même dans le sens Vieux ==> petits.

    enfin, ce n’est qu’un détail et d’ailleurs c’est toujours aux détails que vous vous attacher.

    ne croyez surtout pas que votre vision peut se réaliser sous peu de temps, personne n’a cette baque magique, allez doucement et viser les points clés, il s’agit enfin de compte de la vie d’une nation ou d’un paye et non pas de la vie d’un citoyen.

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