Le boson de Higgs ou « La Particule de Dieu »

Peter Higgs

 Blotti humblement, au milieu de ses confrères et collaborateurs, l’homme aux tempes blanches rescapées d’une calvitie quasi-totale fond en larmes,  lorsqu’il évoque le long chemin qui l’a conduit jusqu’à la frontière franco-suisse,  dans l’enceinte de l’accélérateur de particules du CERN.

Il repense à tous ses partenaires de recherche, aujourd’hui  disparus et qui ne verront jamais la concrétisation de leurs travaux.  L’homme a de quoi pleurer !

Le physicien écossais Peter Higgs est, en effet, à l’origine de la découverte majeure de ces cinquante dernières années, celle qui explique l’origine même du cosmos après le « Big Bang ».

Ce n’est rien moins que la clé de voûte, à l’origine de la masse et donc de tout ce qui existe, dans le monde que vient de mettre définitivement en évidence le chercheur et son équipe. Elle porte désormais son nom : le «  Boson de Higgs »,

«Le boson explique l’origine de l’univers et son évolution. Si l’on sait cela, on peut concevoir son destin. Et également savoir comment il pourrait se détruire», précise Higgs.

La nouvelle est d’autant plus extraordinaire que même Stephen Hawkins le plus célèbre des physiciens britanniques, celui dont on dit que lorsqu’il parle, le monde écoute, n’y croyait pas, avouant qu’en 2008 il était allé jusqu’à parier 100 livres que le «Grand collisionneur de Hadrons» (LHC) ne trouverait pas le boson de Higgs.

La découverte était à ce point considérée comme le véritable Graal de la physique fondamentale, que intéressé n’hésitait pas à en dire que le fait de « ne pas découvrir Higgs ne serait pas un échec, bien au contraire ! » avant d’ajouter :

–                «Ce que le LHC trouve, ou n’arrive pas à trouver, nous en dira long sur la structure de l’univers».

La brique qui manquait à l’édifice de la matière est désormais clairement  identifiée et ce qu’on appelle communément le vide n’aura  plus la même consistance dans notre esprit.

C’est John Ellis, physicien théorique qui image le mieux le Boson de Higgs. Il explique que celui-ci est au vide ce qu’un flocon est à un champ de neige. Pour mettre en évidence la présence des flocons, il faut occasionner une excitation, un choc à très grande vitesse qui aurait pour conséquence de projeter les flocons alentour. Il en va des Bosons comme des flocons de neige et l’accélérateur de particules, en précipitant  à très grande vitesse les protons les uns contre les autres  met en évidence les Bosons.

 « C’est un pas de géant qui vient d’être fait !  Cela va nous     permettre de mieux comprendre l’Univers et tout ce qui nous entoure !» se réjouit un des physiciens du Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN).

«Je n’aurais jamais espéré voir cela de mon vivant !», a lancé Peter Higgs qui, dès 1964, avait postulé l’existence de la particule portant son nom et dont les déplacements à très grande vitesse, l’avaient, à ce point rendue insaisissable, que le physicien Léon Lederman l’avait surnommée «la particule de Dieu».

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