Syrie, le bûcher des illusions !

 L’excès de peine suscite le rire dit-on.  La situation des syriens, elle,  ne fait plus rire personne, depuis fort longtemps.

La communauté internationale a beau sermonner, tempêter et menacer, le régime de Bachar n’en a cure. Il poursuit ses exactions, claquemuré dans ses certitudes de lendemains meilleurs, comme l’écrivait Asma Al assad, il y a encore quelques jours, dans un des mails qu’elle destinait à son époux.

Se doute-t-elle seulement que celui-ci a troqué son serment d’hypocrate pour un coutelas de boucher ?

Se dit-elle, quelques fois, que s »il  n’avait jamais quitté l’ophtalmologie, le monde eût été meilleur et que nous aurions fait l’économie de la tragédie syrienne ?

Annan aura beau ânonner, face caméra, que des solutions sont en cours d’exploration, il faut bien reconnaître que la seule sortie envisageable pour cette crise,  passera désormais par les armes.

Et si d’aventure, on voulait tout de même, s’acharner, à trouver  un peu de légèreté dans ce dossier tragique, c’est dans la foire d’empoigne qui oppose russes et chinois d’un côté et le reste du monde de l’autre.

Une histoire qui en rappelle une autre,  où l’un des parents fait  rempart de son corps pour défendre  le sale gosse que l’autre voudrait corriger.  Nous ne sommes malheureusement guère éloignés de ce schémas, un mauvais scénario qui a  coûté, à ce jour,  plus de seize mille morts, ravagé des villes entières  et sinistré leurs populations.

Il n’y a pas plus lâche et plus « garnementesques » qu’un dictateur.  Dès qu’il a trouvé un protecteur, il bombe le torse, joue des biceps et file se mettre à couvert, à la moindre menace,  en vous faisant un pied de nez !

Hitler, lui-même, s’en était remis à Mussolini, afin qu’il lui laisse les coudées franches pour annexer l’Autriche, puis à la Russie avec laquelle il avait pactisé un temps, pour dépecer la Pologne.

La liste est longue de ces petites frappes qui ont pillé leur pays, saccagé l’existence de leurs compatriotes quand ils ne les ont pas fait disparaître. Le plus ahurissant est la certitude absolue qu’ils nourrissent de durer éternellement.

Si le Shah d’Iran pleura tant  de larmes,  c’est qu’il n’en revenait toujours  pas d’avoir été lâché par ses protecteurs américains. Ils en lâchèrent d’autres, plus tard, comme le potentat de Tunis et sa coiffeuse, que tant de vénalité et si peu de retenue, dans le vol des deniers publics ont fini par exaspérer.

La Russie, elle, ne lâchera pas Bachar, la Syrie étant son dernier bastion au Moyen-orient ! Pour s’y être fourvoyée aussi lamentablement,  il sera également  le bûcher de ses dernières illusions dans la région, aussi vrai que le boucher de Damas fut le fossoyeur des espoirs qu’il avait suscités au début de son règne auprès de ses compatriotes qui crurent, un court moment, déceler en ce médecin une pointe d’humanisme et d’intelligence.

Russie ! Anagramme d’URSS et sa génitrice, avec pour matrice le Kremlin qui enfanta jadis, le pire des fascismes, celui qui déporta, tua et fit disparaître  tout ceux qui refusèrent la servilité ou la servitude.

Et puis,  qui a trahi, trahira !  Car les russes avaient déjà trahi une première fois, le peuple syrien.

Souvenez-vous : Octobre 1973, les bateaux soviétiques mouillant paisiblement,  au large du port de Lattaquié, les soutes bourrés de fusées sol-air,  cependant que  l’armée syrienne, à court de ces missiles salvateurs se faisait laminer, à coup de bombes au napalm par l’aviation israélienne..

Et puis il y a ce Poutine et ce Medvedev à moins que ce ne soit Medvedev et Poutine ! On ne sait plus qui a commencé et qui finira.

Ces deux-là seraient hilarants s’ils n’étaient sinistres. Ils semblent tout droit échappés d’un remake des Dupont et Dupond.  Un duo diabolique sorti de la cuisse de KGB, cet autre Jupiter qui a infligé à la Tchétchénie et à une partie du monde tant d’atrocités.

Il n’y a qu’à voir se relayer ces deux lilliputiens vaniteux, tantôt l’un, tantôt l’autre, sur ce  tapis rouge démesuré, tendu à dessein,  dans les couloirs kilométriques du kremlin.  Il n’y a qu’à les voir marcher,  côte à côte, d’une même carrure et de la même démarche chaloupée,  balançant, à l’unisson, leur petit bras gauche, celui qui sert de balancier,  lorsqu’il s’agit de défiler au pas de l’oie, pour comprendre qu’il n’y a aucun espoir de les voir, un jour,  s’amender et voler au secours des femmes, des enfants et des vieillards de  Homs, de Deraa et d’ailleurs qu’on égorge, par paquet de douze.

Quant à la Chine qu’espérer de mieux de ce système politique à l’anachronisme soigneusement entretenu par des vieillards qui veillent au grain et qui persistent à camoufler leur sénilité, en se teignant les cheveux d’un noir suspect ?Comment s’en remettre à ceux dont la schyzophrénie a atteint un tel paroxysme qu’ils ont opté pour un système économique, sans se résoudre tout-à-fait à abandonner celui qui leur a permis d’asservir leurs semblables ?  Ils font et défont les milliardaires pendant que l’immense majorité de la population est assimilée au rang de sous-hommes et expérimente Germinal,  façon Chine nouvelle.

Qu’espérer de ceux-là qui manquent à ce point d’imagination, qu’ils ont conçu les avortements forcés, comme planing familial ?  Sans oublier ces siècles de peines de prison distribuées aux opposants et cette peine de mort administrée en batterie,  sous l’œil des caméras, à l’heure du souper, pour mieux terroriser.

Trouver un sens ou une explication à tout ce gâchis n’a plus grand intérêt. Les historiens s’en chargeront  un jour, après que l’armée libre aura rendu leur dignité aux syriens.

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