Abdessamad El Idrissi, ce petit thuriféraire de l’insupportable !

Abdessamad El Idrissi (Photo capture d’écran)

Alors que tous les rapports pointent du doigt la police marocaine et ses méthodes contestables d’obtention des aveux, Abdessamad El Idrissi, l’avocat et  parlementaire marocain a démenti formellement que les six militants du Mouvement 20 février, condamnés le 12 septembre dernier, aient subi des brutalités policières durant leur interrogatoire dans les locaux de la police.

Evoquant un récent rapport de Human Right Watch (HRW) sur les « Six de Bernoussi » qui affirme que ces derniers auraient été torturés, la journaliste de la BBC a interviewé en duplex depuis Rabat, le député du PJD, le parti du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, et depuis Le Caire,  en Egypte, le représentant de l’organisation des droits de l’homme,  Eric Goldstein.

Le député ne s’est pas démonté devant les évidences. Ni les constatations écrites du procureur du roi lors de la présentation des militants à la justice, ni les différents témoignages n’ont semblé l’ impressionner. Il semble avoir désormais assimilé la leçon avec l’aplomb que l’on connaît aux thuriféraires de l’insupportable.

Pourtant quelques mois auparavant, c’est le même homme, qui monte aujourd’hui au créneau pour nier l’évidence, qui se livrait à une dénonciation en règle de la barbarie devant la porte même de la prison de Toulal, à Meknès, où ont été commis les pires sévices contre les pensionnaires salafistes de cet établissement pénitentiaire.

Quand Abdessamad El Idrissi parle, par exemple, du rapport d’un médecin, en tant que « partie neutre », qui établit que les activistes marocains du M20F n’ont été victimes d’aucune torture,  il oublie de mentionner, au passage,  qu’aucun médecin marocain  aussi « neutre » soit-il,  n’a jamais admis par écrit  avoir constaté des traces de tortures au Maroc.  Même lorsqu’il s’était agi des salafistes,  ces proches cousins idéologiques du PJD dont le député   jurait sur ses grands dieux qu’ils avaient bien été soumis à la torture.

Qui faut-il donc croire  ?  Le député  d’alors qui dénonçait la torture ou celui d’aujourd’hui qui dément son existence ?

Le reportage édifiant de la chaîne de télévision britannique prouve, à lui tout seul l’ampleur de l’aveuglement coupable de la majorité des élites marocaines qui, une fois qu’elles ont goûté aux lambris, aux pompes du système et surtout aux deniers publics, se transforment en défenseurs de l’indéfendable.

 

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2 commentaires pour Abdessamad El Idrissi, ce petit thuriféraire de l’insupportable !

  1. Asçotta WellCaball dit :

    Les Procureurs du roi-menteur sont des menteurs : on a vu cela pendant les 34 ans de Mohamed V, les 38 ans d’Hassan II et, depuis 13 ans, ça continue avec Mohamed VI : N’est-il pas leur héritier ?…
    Du temps d’Hassan II et ses années de plomb, les mensonges étaient genre « hard ». La belle époque de Mohamed VI est celle des mensonges « soft » et des retournements de veste en douce, entre la prière du fajr et celle du dohr…
    Les constatations écrites du Procureur du Roi ? Balivernes !
    Qui doit-on croire, le khabir ou le Procureur ?
    La voilà LA BONNE QUESTION !
    Notre Khabite qui se veut aussi Khabir Echrif Oueld Ennby nous répond avec LA QUESTION et un culot bien de chez nous :  » Qui doit-on croire si on ne croit pas AL’KHABIIR ? »
    Au pays où le mensonge d’État est roi, il ne faut croire que les victimes des VIOLENCES d’État !
    Écherif et député Abdessamad El Idrissi quand il dénonçait la torture n’était qu’un député réel de l’opposition théorique. Aujourd’hui, il est encore Échrif et député réel El Idrissi Abdessamad, mais il n’est que député du parti au « POUVOIR THÉORIQUE » !

    Je vous reproduis les « paroles entendues du représentat de HRW :
    ((«المغرب أحرز تقدما بالنسبة للكلآم :فهنآك ضمآنآت ممتآزة…ولآكن المغآربة ينتظرون وضع هآته الضمآنآت في حيز التنفيد…»))

    Je ne veux pas m’amuser à le retraduire de l’arabe vers le français. Traduire est déjà trahir et être trahi une fois suffira, n’est-ce pas.
    By the way : Combien de fois le Palais a trahi son « Peuple Chéri » ? Allah seul le sait !
    Pendant combien de temps le Palais nous a-t-il trahis et mentis ? Depuis trop longtemps !
    Bâ-Salah, n’oublie jamais que : ((«الشريف الحر : إمآ ٱبهل، أولآ ٱعور !…»))
    Que je peux traduire en français, youpii !  » l’authentique descendant du Prophète (il faut croire que ces homo-pjdus existent) est soit un sot, soit un aveugle ».
    Notre Echerif Idrissi est SOT et AVEUGLE.
    Et Mohamed VI ? IL FAUT QU’IL DÉGAGE !

  2. Asçotta WellCaball dit :

    Notre OUELD ENNBY ne pouvait prévoir que son Ministre de la justice allait finir par reconnaitre le mardi 25 septembre « plusieurs cas d’abus de la police » !…
    Si Mustapha Ramid, Ministre de la justice, reconnait du bout des lèvres l’évidence, c’est parce qu’il est impossible la nier.
    L’humanité entière a appris le 24 septembre que le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, à l’issue de sa visite au Maroc du 15 au 22 septembre 2012 a écrit un rapport « préliminaire » jugé accablant pour le Maroc de Mohamed VI.
    Un petit échantillon prélevé de ce terrible rapport nous apprendrait plus sur la réalité des injustices et de «plusieurs cas d’abus » et nous en dirait plus long que ce que veut bien reconnaître notre Minuscule Ministre de la justice. Jugez-en par vous même :

    « […] l’engagement indispensable de faire enquête, de poursuivre et de punir les auteurs des atrocités massives, dont la torture, n’a pas encore été rempli. […] Dans des cas récents, il y a des informations crédibles faisant état de coups violents infligés par coups de poings et bâtons, de l’utilisation de décharges électriques et de brûlures de cigarette. […] des allégations crédibles d’agression sexuelle […] d’autres formes de mauvais traitements. […] les lésions montrent le traitement qui constitue des actes de torture. […]Le Code de Procédure pénale garantit effectivement l’accès à un avocat, mais cette garantie n’est pas pleinement remplie ni en droit ni en pratique. […]»

    Monsieur le Ministre commettrait une grave erreur politique et un délit s’il reconnaissait ces « plusieurs cas d’abus de la police » sans avoir entre les mains des preuves sérieuses et recevables par SES propres tribunaux. Et que notre Ministre de la justice avec SES preuves ? Il se contente d’admettre du bout des lèvres l’évidence bien connue des marocain(e)s qui la vivent au quotidien et dans leur chaire au lieu de juger les criminels.
    En s’abstenant de faire sa job et de condamner les polices criminelles, il devient ipso facto leur protecteur et complice. Il en est ainsi de son chef hiérarchique, le Premier ministre Ben-kir-Âne et du BOSS de celui-ci, L’OMBRE D’ALLAH sur le Maroc, Mohamed VI, l’assassin et tortionnaire des musulman(e)s.

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