Le terrorisme, cette invitation à la saloperie !

Saloperie !!

C’est le premier commentaire qui vient à l’esprit, à l’évocation de cet abominable attentat qui a endeuillé le marathon de Boston, mardi 16 avril.

L’Amérique pleure, une fois de plus, ses morts et ses estropiés et la vision du petit Martin, huit ans, fauché, dans les bras de son père, sur la ligne d’arrivée, reviendra longtemps hanter la mémoire des femmes et des hommes épris de paix.

L’attentat commis par deux frères tchétchènes, auxquels les États-Unis ont accordé l’asile politique en 2003, s’est chargée de rappeler aux américains, dont l’écrasante majorité ignoraient jusqu’à son existence, le souvenir de la Tchétchènie qui fut ravagée par le plus sanglant des conflits qu’ait connu le Caucase, parce que Moscou voulait y faire régner sa « Pax Russiana ». Mais, que le sang d’un seul  innocent coule et la plus belle des causes est, à tout jamais, entachée d’ignominie !

Si les frères Tsarnaev ont agi en tchétchènes, on retiendra que c’est, une fois de plus, l’Islam qui se trouve en première ligne du carnage. Cet autre Islam, violent, haineux qui enlève,torture, ampute et tue sans scrupule. Un Islam réfractaire à toute logique, prêché par des obscurantistes et colporté par des ignorants.

La Tchétchènie a perdu en cette matinée d’Avril 2013, son honneur et  l’Islam sa raison, par la faute de deux imbéciles qui ont osé poignarder, dans le dos, le pays qui leur a donné une chance de refaire leur vie, dans la liberté et la dignité.

Mais peu importe les auteurs, peu importe la cause qu’ils prétendent défendre et les commanditaires éventuels de l’attentat. La seule idée que l’on puisse délibérément,administrer la mort à un innocent,  est,en soi, insupportable.

En cela, le terrorisme est une invitation à la saloperie. Il s’apparente à une forme de dictature, car tout comme le tyran, il s’attaque aux libertés qui fondent la vie de la cité, comme celle d’aller et venir et de se réunir, histoire de les réduire à leur plus simple expression. En semant la mort et la désolation autour de lui,  en distillant l’épouvante, le terroriste porte atteinte à la paix civile et génère dans l’imaginaire collectif, une insupportable paranoïa, qui vous fait prêter,à votre voisin immédiat,  le délit d’intention criminelle.

Et tout comme la tyrannie également, le terrorisme est l’apanage d’une minorité, imbue de vengeance, de haine et de détestation pour ceux de ses contemporains, qui ne partagent pas ses convictions, qu’elles soient politiques, idéologiques ou confessionnelles.

 

Aujourd’hui,  nous sommes tous bostoniens. Comme nous fumes parisiens le 25 juillet 1995, new-yorkais,  le 11 septembre 2001, ou madrilènes, le 11 mars 2004 et qu’il soit le fait d’individus isolés, de groupuscules violents, de mouvements de libération ou d’Etats constitués, le terrorisme est la pire manifestation de la cruauté, et un acte d’une lâcheté inqualifiable.

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